mardi 21 mai 2013

#40 Bilan post-psy (4)

Comment on s'en doutait, le sujet principal de cette séance a bien sûr concerné Anthony. Ma psy a relevé beaucoup de points importants révélant le véritable problème de fond : le manque de sérénité. 

Ayant eu du mal à m'exprimer clairement en ce qui concerne Anthony, j'ai pris la décision de lui lire ce message, ainsi que le dernier paragraphe de celui-là, pour que les choses soient un peu plus claires pour elle, et pour moi. Cette séance a été particulière parce-qu'on est beaucoup de fois revenu sur ce qui avait été dit lors de la première séance  il y a de ça presque deux mois déjà. 

Je lui ai donc fait part de mes craintes vis-à-vis d'Anthony, n'ayant de toutes évidences pas les mêmes attentes lui et moi, comment continuer dans cette direction ? Je me mets beaucoup trop à sa place, et voulant le ménager, j'arrive à m'oublier, quitte à souffrir pour lui.

" Il est essentiel d'arrêter de vous mettre à la place des autres, des autres qui souffrent qui plus est. Vous avez déjà bien à faire avec votre histoire pour vous soucier de celles des autres, Lucas. " Anthony, ma mère, c'est toujours pareil : j'arrive à travers je ne sais quel processus à éprouver de la culpabilité. 

La séance a duré plus longtemps que d'habitude, près d'une heure quinze, sans doute dû aux multiples choses que j'avais a raconter. Plus les minutes passent, plus le problème s'éclaircit : je suis malheureux, tel un romantique. J'ai besoin d'aimer mais de souffrir en même temps. J'ai peur de cette souffrance, à tel point que j'arrive à concevoir l'idée qu'elle puisse être ancrée en moi. Sans cette souffrance, je ne suis rien. Il faut que j'essaie d'être heureux, mais comment l'être dans un environnement qui n'est pas propice à un quelconque épanouissement ? Déménagement, vie sociale sur-développée, emploi/études, voilà ce dont je pense avoir besoin pour aller mieux. Sans ça, je doute que mon état puisse s'améliorer, sur le long terme du moins. Bien sûr, ma vie peut être plus palpitante à certains moments, mais tout ça n'est que temporaire, comme à chaque fois, et j'en arrive inlassablement toujours au même point : la souffrance. 

On arrive à reparler du sujet de "l'homme idéal", je lui fait ma description, disant que je veux quelqu'un qui soit en quelque-sorte au dessus de moi, qui limite me fasse souffrir, et dans l'état actuel des choses, elle me dit : 

"Vous vous sentirez protéger avec une personne qui vous fait du mal ?", schéma perpétuel qui se répète avec ma mère, par exemple. Tout est étroitement lié. 

Je crois que je suis en train d'entrer dans une phase psychologique assez sombre, pour une durée indéterminée mais qui, à terme, m'aidera, je pense, a régler pas mal de problèmes. 

En lui lisant mon dernier message, elle s'est longtemps attardée sur l'expression "faire le mort". "Faire le mort, Lucas, venant de vous c'est un comble, quand on sait que vous êtes à la recherche de la vie". 

Objectif de ma vie : essayer d'être heureux et de trouver la sérénité. 

LL

lundi 20 mai 2013

#39 Tourment

Je crois qu'il faut que j'apprenne à fermer ma gueule de temps en temps. 

Lorsque je commence à parler de ce qui me tracasse, j'ai l'impression que ça ne me quitte plus. J'ai passé deux journées affreuses à me questionner sur l'avenir que je pourrais avoir avec Anthony, et plus j'y réfléchis, plus la réponse à cette question devient floue. Je suis complètement paumé. 

J'étais vraiment content de mes derniers progrès, ça allait un peu mieux, puis soudainement... Retour à la case départ. J'arrive même pas à mettre de mots clairs sur ce que je ressens. 

Je sais que si je lui parle de ce que je ressens, ça va lui foutre une grosse claque, et je veux le ménager ce petit bout d'homme. Mais je peux pas continuer à le voir, répondre à ses textos remplies de "<3" plus longtemps. Alors, en attendant, je fais le mort. C'est horrible, mais c'est tout ce que je trouve à faire pour essayer d'y voir plus clair, j'essaie de gagner du temps en somme. 

Se questionner sur l'avenir d'une relation avant même qu'elle ne soit commencée n'est jamais très bon signe. Mais quelque-chose me retient, je ne veux pas le perdre. Les choses sont assez simples avec lui. Je peux me plaindre de certaines choses en sachant qu'il ne me jugera pas, je peux lui dire que je vais me rouler un joint sans même avoir peur de sa réaction, je peux parler n'importe-comment sans que ça ne le dérange... Mais je ne me sens pas aussi bien que je voudrais l'être. C'est normal d'avoir envie de rentrer chez moi lorsque je suis dans ses bras et, deux secondes plus tard, savourer ce moment unique ? 

C'est peut-être sa timidité qui me gêne, mais avec lui, je sens que je peux être moi-même... Alors où est le problème ? 

Je me sens perdu au beau milieu de l'océan sans même une bouée de sauvetage à l'horizon. Je ne parle plus à ma mère depuis trois jours, le dialogue est totalement rompu, je mange seul, le soir, dans le noir, aux alentours de 23 heures avec l'envie constante de gerber tout ce que j'ingurgite. 

J'ignore ce dont j'ai besoin pour sortir de cet enfer. 

LL


samedi 18 mai 2013

#38 Ensemble ou pas ensemble ?

Il y a une semaine, à cette heure précise, je commençais à flirter avec Anthony, un garçon rencontré à une soirée à laquelle j'étais l'invité mystère. Après une folle nuit, je faisais part de mes questionnements concernant la suite de cette relation. Une semaine après, voilà où nous en sommes. 

Nous nous sommes revu mardi dernier, après le début de mes partiels. J'ai été face à un garçon encore plus timide et gêné que je ne l'avais imaginé, sa timidité arrivait même à me mettre mal à l'aise parfois. Mais je devais prendre les choses en main, alors je n'avais pas le temps d'y penser. Au moment de nous dire au revoir : la bise avec un baiser un peu plus fort sur la fin accompagné d'un joyeux " à la prochaine" de sa part. 

Deux jours après, jeudi, nous nous retrouvons au Marais pour boire un chocolat chaud (je n'aime pas le café). Je suis déjà un peu moins optimiste, j'ignore pourquoi, mais c'est toujours un plaisir de passer un peu de temps avec lui. Un moment, il me tend un papier sur lequel est inscrit : " Bon pour un bisou gratuit " (allusion à certains sms envoyés). Je décide de l'utiliser dans une allée remplie de fleurs, sans personne, trois bisous furtifs sont alors échangés. Arrive le moment pour chacun de nous, de regagner notre foyer, nous prenons un bout de la ligne 8 ensemble, il m'embrasse furtivement pour me dire au revoir. 

S'en suit de longue séries d'SMS. Tout va un peu trop vite pour moi. Deux jours plus tard, aujourd'hui. 

N'étant pas à l'aise avec les marques de tendresse en public et n'ayant malheureusement plus du tout d'argent, il fallait trouver un lieu intimiste et relativement petit : je n'aime pas les grandes places où beaucoup de gens circulent... Les possibilités n'étaient pas nombreuses, nous avons fini chez lui, dans sa résidence universitaire à Nanterre. 

J'arrive sur le quai, désert, puis le vois arriver, je l'embrasse rapidement et nous nous dirigeons vers son appartement. Quelques banalités sont échangées tout au long du trajet. Il annonce très vite le climat puisqu'une fois arrivé, il me prends dans ses bras et me parle. Il est petit, il sent bon, il est doux. Mon coeur bat vite, le sien aussi. Nous nous embrassons, plus longtemps cette fois. 

Je lui propose de monter sur son lit, voulant m'allonger. Deux heures passées à s'embrasser et à se faire des câlins, tout en somnolant parfois. Durant ces tendresses, plein d'idées me viennent en tête : qu'est-ce que je suis en train de faire ? est-ce que c'est ça que je veux ? est-ce qu'il me convient ? Il fuit mon regard lorsque nos yeux ont le malheur de s'ouvrir en même temps, alors je les referme. 
C'était tendre,  agréable, mais quelque-chose clochait. 

Je lui demande si je peux utiliser son ordinateur pour une raison pédagogique, il m'y autorise. La situation me convient d'avantage : il est contre la fenêtre à manger je ne sais trop quoi, et moi je suis sur l'ordi. Une fois terminé, je dessine plein de petits trucs sur des feuilles posées à proximité, il me regarde, se place derrière moi, m'encercle de ses bras, et rigole parfois. 
18h, il ne faut pas que je tarde trop. Il me demande si je veux regarder un épisode d'American Horror Story, j'accepte. Nous regardons tranquillement l'épisode, ponctué par certaines de mes critiques sarcastiques qui l'amuse. Je me sens bien à ce moment précis. J'aime bien l'ambiance. 

Une fois l'épisode terminé, je lui dit que "j'ai la flemme de bouger", sous-entendant l'idée qu'il faut bientôt que j'y aille, soudain, il m'embrasse. Encore, et encore. Tendrement, agressivement, il me fait un suçon. Il retire son t-shirt, à ce moment je comprends où il veut en venir, je retire mon pull. Il me mord, j'adore ça. Nous faisons l'amour. Je crois qu'à ce moment là, je suis content. J'ouvre les yeux et vois ses traits masculins sur son visage, ces caractéristiques faciales qui font qu'un homme est un homme, c'est ce qui me fait craquer chez un garçon. Il jouit en premier, et s'occupe de moi après qui devant cette surprise ai fini par débander. J'arrive néanmoins à me remettre sur les rails pour lui permettre de m'offrir quelques instants magiques. 

Une fois l'affaire terminée, il s'amuse à me piquer mon boxer, je fais de même pour son pantalon. Nous plaisantons, je me balade nu dans son appartement sans gêne, moi, qui suis un grand complexé. Il est 20h passé, je dois vraiment y aller. Nous allons à la gare, je suis un peu bouleversé intérieurement, satisfait, mais envie de rentrer chez moi, de le quitter. Culpabilisant de penser de telles choses, je fais en sorte qu'il ne s'aperçoive de rien et meuble la conversation par certaines blagues. Dans le train, nous ne nous parlons que vaguement, mais ça n'a pas l'air de le déranger. Arrivé à Saint-Lazare, je l'accompagne sur le quai de la ligne 14 (il doit se rendre à une soirée avec des amis), l'embrasse, et pars. 

Je crois que je ne veux pas être en couple. Je crois que je ne veux pas m'engager, pas par peur de souffrir, mais par peur de faire souffrir. Je ne veux pas le faire souffrir mais il m'apporte certaines choses dont j'ai besoin, puis j'aime bien être avec lui. Mais je ne veux pas me sentir coincé. Je veux continuer à être libre, par pour aller baiser dans tous les coins (parce-que ça ne me ressemble pas) mais pour avoir juste la sensation d'être libre, n'avoir de compte à rendre à personne... Et c'est cette perspective, de me dire que je n'attends peut-être pas les mêmes choses que lui, qui me fait culpabiliser et réfléchir sans arrêt. Je ne veux pas qu'il s'attache trop à moi. Mais je ne veux pas le perdre non plus.
C'est peut-être non pas un petit-ami que je recherche, mais un complice. 

J'ai peur du moment où il me demandera ce que nous sommes, ou s'il s'avère qu'il me dise un jour : "je t'aime". 

LL

dimanche 12 mai 2013

#37 Je crois qu'on a fait l'amour

J'ai eu une semaine particulièrement chargée, entre le squat improvisé chez Rebecca pendant quatre jours avec Chris, les multiples soirées, les révisions pour les partiels qui approchent et les derniers devoirs à boucler, je n'ai plus une seule seconde pour moi. C'est bon ça ! 

Hier soir, il s'est passé quelque-chose. 
Tout commence lorsque ma copine fumeuse lesbienne, que j'ai rencontré il y a peu, m'envoie un message pour me proposer une soirée chez une amie à elle - membre du même site que nous -, prévue pour le samedi 11 mai. Etant une soirée, il était évident que d'autres personnes allaient se mélanger à nous. Un peu réticent au début, puisque j'allais entrer dans groupe qui se connaissait déjà mais qui ne me connaissait pas moi, j'ai finalement pris mon courage à deux mains et ai gentiment accepté l'invitation. 

Le temps de se rouler et de fumer un joint avant de partir, me voilà prêt. J'arrive au point de rendez-vous où je retrouve me pineco', elle m'annonce qu'on attend finalement quelqu'un d'autre, un certain Anthony, et qu'il ne devrait plus tarder à arriver. Elle m'informe rapidement sur la personne qu'est Anthony : "il est trop mignon, mais il était en couple récemment avec quelqu'un du site, mais ils ont rompu. Du coup, il est en mode tout triste...". Les minutes défilent. Et je vois un petit jeune homme assez charmant s'approcher vers nous. Très timide, à première vue, tant mieux j'aime pas les gens excentriques et ne veut surtout pas passer la soirée avec ce genre d'individu. Nous nous faisons la bise et sommes partis pour rejoindre la soirée. 

Je reste assez silencieux sur le chemin. 
Une fois arrivé et une fois avoir dit bonjour à tout le monde. Je propose à ma camarade d'aller rouler dehors histoire que je sois un peu plus à l'aise. Le premier joint passe. Certaines filles viennent me parler, sans plus, moi je me contente d'observer Anthony qui du haut de son petit mètre 60 arrive à capturer une grande part de mon attention. Lui, ne me regarde pas. 
Je crée certains liens via des regards, des rires partagés vis-à-vis de ceux qui m'entourent. Ils ont l'air assez réceptifs. Je peux tenter de faire une blague, elle passe, ça va. Deuxième joint et deuxième verre. 
Anthony, Copine et moi, formons très vite un petit clan gentiment taquin avec une petite (de 16 ans) qui avait trop bu et qui s'amusait à invoquer Satan dans l'appartement, un grand moment. Les langues se dénouent et je commence à parler avec un peu plus de facilité aux gens, tout en étant troublé par la "mignoncité", si je puis dire, d'Anthony. 

Soudain, Copine décide d'aller maquiller Anthony, pour rire. Je les accompagne. Maquillage plutôt réussi pour Anthony qui se fait désormais appeler Brenda. Copine s'éclipse un instant pour chercher un taille-crayon, nous laissant Anthony et moi, seuls. Prenant mon courage en deux mains, je mène la conversation : il est étudiant en deuxième année de psycho, mais compte rater son année pour pouvoir l'avoir avec de meilleurs résultats dans un an. Je lui donne mon soutient dans sa douloureuse épreuve transformiste, il me demande si je veux bien le faire avec lui... Copine revient et me demande si moi aussi je veux être maquillé : OUI. Lucas devient Lolita. 

Après avoir amusé la galerie, on décide de jouer à une sorte de Time's up, mon équipe (entièrement composée de personnes avec qui je ne parlais pas) termine en deuxième position. Puis, viens le fameux jeu du "Je n'ai jamais...", c'est un jeu où une personne énonce quelque-chose qu'elle n'a jamais fait forçant ainsi celles qui l'ont fait à boire un verre. Sachant qu'un "Je n'ai jamais..." entraîne dans 90% des cas un "Action ou vérité?", cette soirée n'a pas dérogé à la règle. En passant les détails inutiles, vient le tour d'Anthony qui dit "Action !", étant les deux seuls garçons qui restaient, je me doute de l'action qu'il aura à faire. On lui demande de m'embrasser "même si ça fait trop kitch une action comme ça", puis c'est finalement Copine qu'il doit embrasser, puis non, finalement moi. On demande EMBRASSER, en clair, on veut voir des langues. Mais ce n'est qu'un smack qui ressort de tout ça.

Dans la cuisine quelqu'un parle de citron, j'ai donc en tête l'idée de faire des teq-paf, ça peut être drôle. Mais il n'y a pas de tequila, Anthony vient alors me voir et me dit : " Ça te dit qu'on essaie avec de la vodka et du jus de citron ? ", évidemment j'accepte. Un shooter, puis un deuxième... Les shooters surprises précédents commencent à se faire sentir. Puis je le vois qu'il s'éclipse pour aller dans la salle de bain, je le suis et nous nous démaquillons. On rigole. Là, il me demande si je peux retirer les dessins fait au stylo indélébile par Copine, je m'exécute et fais en sorte pour que le lavage prenne un peu de temps. 

Trois heures du matin : l'ambiance est à la danse. Tout le monde danse, les partenaires s'échangent de façon rapide mais soit moi soit Anthony, l'un de nous est trop timide pour aller voir l'autre. Je m'approche donc, danse avec lui, le regarde, et l'embrasse. Un baiser comme je n'en n'avais pas eu depuis longtemps : simple, précis, doux. Nous nous embrassons à pleine bouche. Ayant de plus en plus de mal à contrôler ma bouche, c'est ma main qui décide de s'y mettre, je commence à mettre ma main à l'intérieur de son pantalon. Ne sachant pas s'il voulait conclure, je me suis levé et l'ai prit par la main alors que Copine criait "PEEEET'!" à travers tout l'appartement. Je fais donc un petit détour et une fois confortablement assis Copine me confie : " Tu sais, il sort d'une relation. Donc fais attention. Bien que je ne pense pas qu'il soit du genre à ne plus calculer si jamais quelque-chose se passe, fais attention qu'il ne veuille pas quelqu'un d'autre.", après ça, la porte s'ouvre, et je sens une main passer dans mes cheveux et une bouche m'embrasser le cou, c'était Anthony. Je donne mon joint à Copine qui s'empresse de le terminer et vais rejoindre mon cavalier. 

Les baisers se multiplient, les caresses aussi. J'ai de plus en plus de mal à me contenir. Il me glisse alors dans l'oreille "viens avec moi !" et m'amène dans une chambre. Ses mains sur mon corps, ses gémissements, sa bouche, son sexe, sa langue, son regard, tout me plaît. Alors, je ressens comme une espèce de jauge qui se remplie à l'infini, qui en veut chaque fois plus. Je prends son corps et le colle contre le mien de façon à pouvoir le sentir le plus possible, l'encercle de mes bras, il est à moi. 
C'est pas un simple plan-baise avec lequel j'ai du mal à me livrer, c'est un véritable acte de tendresse, de gentillesse mais de tristesse à la fois, c'est Beau. Nous avons fait l'amour durant deux heures, avant de dormir une heure, et de recommencer tout de suite après, pour deux autres heures magiques. Nous nous embrassons chaque fois de façon plus fougueuse. Il finit par jouir sur le drap en laissant entendre des petits gémissements faibles et craquants. Le gout de sa bouche, de ses doigts et de son sexe demeurent encore dans ma mémoire. Je finis juste après lui grâce à sa généreuse contribution.

Nous nous endormons nus, exténués, en nous embrassant et en nous tenant la main. Il s'est réveillé dans mes bras, il était beau. Il m'embrasse une fois réveillé et restons 3 minutes à nous regarder avant de quitter la chambre. Alcool/drogue qui ne fait plus effet, ou l'effet de la lumière du jour, après ça, je n'étais plus à l'aise devant les autres. Nous sommes tous partis vers 13h45. 
Sur le chemin du métro, nous nous parlons, on parle de nos vies respectives, des choses qui nous agacent, sous les remarques incessantes des autres sur la taille particulièrement importante des suçons que j'ai pu lui faire... 

Dans le métro, au moment de quitter le wagon, je dis au revoir à tout le monde, commence par les filles et termine par lui. Ne sachant pas vraiment quoi faire et ce que cette nuit a représenté pour lui, je lui ai fait la bise, mais j'ai effleuré le coin de ses lèvres. 
En rentrant cet après-midi, j'ai été l'ajouter sur Facebook, nous avons parlé ce soir. Et la conversation s'est terminée sur : 

Moi : " Tu sais, je pensais ce que j'ai dis hier, quand je disais que j'aimerais bien te revoir. "
Lui : " J'ai pas oublié ça, t'en fais pas :). Ca me ferait plaisir. "

Affaire à suivre...

LL

samedi 4 mai 2013

#36 Le Mal de l'Âge


Ou : Comment rédiger un message bourré d'amalgames. Pertinence : 0 - Soulagement : 1 


Les jeunes sont trop cons, les vieux sont trop intelligents.

J’en ai assez de voir des gays de mon âge qui sont des grosses salopes à mascara, ne pensant qu’à une chose : aller se faire péter la rondelle par le plus de mecs possible. Leur seul but : faire flâner leur gros cul en plein dans le Marais et se prendre pour Beyonce à chaque fois qu’ils croisent le regard d’autre personne. Je suis fatigué de tous ces mecs. Fatigué de voir qu’ils sont tous aussi cons les uns que les autres, la plupart n’ont même pas leur bac et misent tout sur leur coiffure à l’iroquoise et leur sac Gucci. Piercing, tatouages, maquillage, débardeur, chapelet, bronzage et gel, voilà, c’est un gay de 18 ans.
Et quand il ne sont pas trop cons et ont la faculté de se servir de leurs méninges pour autre chose que de savoir avec quoi assortir leur jean slim ultra moulant, ce sont des véritables têtes à claques qui émanent de la surface. Adepte du « je ne sais rien mais je fais semblant de savoir », philosophie se rapprochant du sophisme par excellence, c’est comme si leur unique but dans la vie était d’avoir le dernier mot, coûte que coûte.
J’en ai plutôt marre de tout ça, plus jeune, je pensais qu’avoir 18 ans c’était un truc de ouf, qu’on avait atteint un seuil de maturité supérieur, grosse désillusion. Je me sens comme atteint du Mal du siècle, ou plutôt de Mal de l’âge.

Aucun jeune n’entre dans mes attentes, les seuls qui toutefois y parviennent sont vites éradiqués de la scène, pour plusieurs raisons.
-       Je me lasse. Il suffit que je sois dans une mauvaise période, comme c’est le cas depuis bientôt 2 mois, pour tout déprécier et me rendre compte que je suis fatigué de faire des efforts pour cacher tout ça. Surtout lorsque je me rends compte qu’en face, ça donne rien.
-       L’autre se lasse. Pour des raisons que j’ignore sans doute.
-       C’est comme ça. Certaine personnes sont peut-être faites pour s’entendre et d’autre non.
-       Le Temps. Certaines choses mettent trop de temps à être mises en place, du coup, c’est comme quand on essaie de monter le blanc de l’œuf en neige : au bout d’un moment, ça redescend.

Les jeunes c’est con, et les vieux… Les vieux… C’est simple, c’est trop intelligent (Je parle de « vieux » se situant dans la vingtaine).

Je parle d’une intelligence déconcertante, intelligence presque supérieure tant au niveau théorique qu’empirique, de la véritable intelligence. Une intelligence qui peut aussi être utilisée à mauvais escient comme c’est bien souvent le cas d’ailleurs. Ironie, métaphore, tant de figures de styles qu’ils manient à la perfection, dont le sens ne sont généralement compris que par eux. On se demande bien pourquoi  ils prennent la peine de les utiliser.
Les vieux n’ont pas les mêmes préoccupations que les jeunes, même si certains continuent de baiser à tout vas, c’est leur vie et j’ose espérer que ce n’est plus pour obtenir une quelconque reconnaissance de la part d’autrui, ils ont autre chose à côté : travail pour certains – c’est le travail généralement, amis, famille, problèmes « graves ».
 Quoi de plus important qu’un travail à conserver ? Que des amis à distraire ? Une famille à nourrir, ou tout autre obstacle à une quelconque relation amoureuse avec un petit garçon de 18 ans ?
Ils n’ont plus le temps, plus l’envie de se questionner devant l’autre, ils se disent que de toutes façons « l’océan est rempli de poisson », ils passent leur chemin. Ou parlent, mais ne mesurent pas la force d’impact, les conséquences, de leurs paroles. Et, bien souvent, c’est générateur d’incompréhension, d’incompréhension et de malentendus, de malentendus et de discordes.

Je reviens sur cette idée de Mal de l’âge, que je définirais comme étant le sentiment de ne pas avoir le bon âge. L’âge idéal, l’âge que je qualifierai de déterminant à l’heure actuelle me concernant, c’est 21 ans. Je pense que si j’avais 21 ans, aujourd’hui, tout irait mieux. Je me sentirais en osmose avec les vieux, et je pourrais satisfaire mes besoins avec les jeunes cons. La bonne affaire.

Ceux qui ont 21 ans à l’heure où je vous parle sont ceux qui s’éclatent le plus, j’en suis sûr. Pas jeune, pas vieux. 21 ans.
Certains diront que la valeur de l’âge dépend de l’importance qu’on lui accorde, c’est juste. Mais qui ne fonctionnent pas par l’âge ?
J’ai peur qu’avec tout ça, toutes ces questions, toute ces interrogations, tous ces problèmes, ma jeunesse de pédé soit gâchée…

Et voilà, j’ai pas encore 21 ans que je déprime à l’idée de les avoir un jour et de me retrouver à réfléchir sur ces pensées d’antan en me disant que j’ai perdu mon temps.